Les nus asiatiques de Biron à l'honneur
L'exposition Asian Male Nudes, à la galerie Au Bonheur du Jour à Paris, célèbre la beauté asiatique. On y découvre le travail du photographe BIRON, sur 18 modèles qui se déshabillent pour le plaisir des yeux. Rencontre avec Nicole Canet, la galeriste.
Pourquoi une exposition sur le nu spécifiquement asiatique ?
Je suis depuis longtemps le travail de BIRON et je me suis rendu compte que ces nus asiatiques n'avaient jamais été montrés, je n'en avais d'ailleurs jamais eu ici. C'est un thème très rare, notamment dans les photos anciennes où l'on en trouve très peu. Et pourtant, il y a tout un public attiré par ces masculinités particulières, tout comme il y a des collectionneurs de nus maghrébins ou africains. Beaucoup d'hommes aiment les beautés asiatiques. Il y a dans cette figure une sorte de pudeur qui révèle un charme sans vulgarité. Ce n'est jamais pornographique, même si ce sont des hommes entièrement nus. J'ai beaucoup aimé ce travail, et c'est totalement inédit au Bonheur du Jour.
Pouvez-vous nous décrire le travail de BIRON ?
Ce que cherche BIRON, c'est montrer ces hommes tels qu'ils sont, sans forcément les magnifier comme peuvent le faire d'autres photographes. Lui cherche le vrai garçon, c'est sa personnalité qu'il veut capter. Ce ne sont d'ailleurs pas tous des modèles professionnels, il y a des amateurs. Souvent des Asiatiques en voyage ou résidant à San Francisco. Le crédo de BIRON, c'est le multiculturalisme. Il photographie très peu d'Américains et s'intéresse davantage aux minorités culturelles. Il continue d'ailleurs toujours à shooter à San Francisco où il habite encore.
Vous nous présentez quelques clichés ?
Voyez celle-ci par exemple (photo ci-dessous). Elle exprime tout à fait ce que je vous disais sur l'intention de BIRON de capter la personnalité du modèle, avec ce regard très expressif. Et l'on y retrouve la pureté, le charme et la pudeur de la figure asiatique. Avec cette fourrure qui donne une teinte de couleur et une jolie texture, j'aime beaucoup.
Lire la suite de l'interview de Nicole Canet par Têtu dans la seconde partie du post.









