
J'ai reçu pas mal de mails pour me demander de répondre moi-même aux questions que je pose aux autres acteurs X sur ACDG + Coquin. Après Léo Hélios, Fabian Esteban et avant d'autres stars de la scène coquine, je me prête au jeu aussi spontanément que possible. Moment schizophrène !
Bonjour Brice. Peux-tu nous rappeler en quelques mots d'où tu viens ?
J'ai grandi dans la banlieue bordelaise au sein d'une famille catholique soudée. Plutôt bon élève, j'ai enchaîné collège et lycée sans trop de problèmes. J'ai toujours été sportif et j'ai fait de la gymnastique de 6 à 16 ans dans le même club que mon père et mon petit frère ! J'ai aussi tenté le tennis, l'athlétisme et la trompette mais avec moins de succès. ;-) Suite au divorce de mes parents, j'ai quitté le nid familial un an après le départ de mon père en 2007 et suis parti m'installer à Paris à 21 ans, où j'ai repris des études de droit. Je suis allé au bout du cursus et à 26 ans, plus facilement que je ne le pensais, je finis cette année et je vais commencer à bosser.
En grandissant, tu t'es toujours trouvé plus coquin que tes copains ?
Je me souviens que dès le CE1, j'étais attiré par les garçons et la découverte de la sexualité. C'est un souvenir très clair que j'ai. Je me sentais d'ailleurs un peu en décalage avec les autres, qui n'étaient pas encore aussi intéressés que moi.
Dès le départ, tu étais donc plus copain que copine ?
Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été sexuellement attiré par les garçons. J'ai bien tenté de coucher avec une fille mais je ne suis jamais allé au-delà du flirt.
Malgré cette conviction, ça a été dur de faire ton coming out ? Tu aurais un conseil pour les jeunes qui n'ont pas encore osé sortir du placard ou qui s'inquiètent ?
Oui c'est dur. Ne nous voilons pas la face, dans la grande majorité des cas, c'est une épreuve. Mon conseil serait de ne pas trop attendre. On ne peut jamais prévoir la réaction d'un père ou d'une mère, alors autant éviter de se faire trop longtemps des illusions. Moi je l'ai dit à 15 ans. Il y a eu des pleurs, des cris mais beaucoup d'amour au final. Les parents finissent par comprendre que l'on n'a pas choisi. Et s'ils ne comprennent pas, alors tant pis. C'est dur, mais la vie est trop courte pour composer avec des gens qui ne vous aiment pas pour ce que vous êtes.
